L’IA, domaine stratégique prioritaire

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L’intelligence artificielle, domaine ultra strategique.

L’Intelligence artificielle ( IA) avance à pas de géants, autant qu’elle inquiete grandement. Surtout qu’elle reste, pour l’heure, un duopole américano-chinois. Toutes les puissances émergentes s’y activent pour rester dans la course afin de relever les défis majeurs qu’elle pose en termes de souveraineté, de société et d’économie.
En commerce international, l’IA s’impose, d’ores et déja, comme nouveau moteur des échanges mondiaux. Les données publiées par l’Organisation mondiale du commerce (OMC) pour le premier semestre 2026 mettent en évidence le rôle croissant des semi-conducteurs, des serveurs et des autres biens liés à l’IA dans la dynamique du commerce mondial.
Selon l’organisation, les produits liés à l’intelligence artificielle ont contribué à hauteur de 47 % à la croissance du commerce mondial de marchandises au cours des six premiers mois de l’année, tandis que les échanges de ces produits ont progressé de 67 % en glissement annuel, prolongeant et accélérant la forte expansion déjà observée en 2024 et 2025.
Selon les prévisions de l’OMC, les investissements liés à l’IA resteront un moteur majeur du commerce des marchandises jusqu’en 2027. Les dépenses mondiales consacrées aux infrastructures liées à l’IA devraient augmenter d’au moins 30 % en 2026, tandis que les dépenses en capital dans ce domaine devraient encore progresser de 10 à 20 % en 2027.
Compte tenu de la croissance des échanges de marchandises plus forte que prévu au premier semestre 2026, l’OMC prévoit désormais une progression de 3,9 % du volume du commerce mondial de marchandises en 2026, contre une prévision de 1,9 % en mars, avant d’augmenter encore à 4,1 % en 2027.
Cela dit, tous les pays mettent l’IA au plus haut sommet de leurs priorités. C’est le cas de la France où un Conseil de défense s’est tenu le 14 octobre pour analyser spécialement les défis liés à ce domaine. « À l’instar du spatial et du nucléaire, l’intelligence artificielle est devenue un domaine stratégique qui soulève des enjeux majeurs de sécurité nationale et de souveraineté », souligne la présidence francaise dans un communiqué de presse.
Pour sa part, le Maroc qui vient tout juste de nommer un ministre dédié à l’IA, s’est employé en 2026 à accélérer sa stratégie IA à travers des initiatives comme la Feuille de route « AI Made in Morocco » qui vise à faire contribuer l’IA à hauteur de 100 milliards de dirhams au PIB à horizon 2030; des projets de data centers souverains; un réseau national de recherche (Jazari) dans les 12 régions; ainsi qu’une forge logicielle et une Data Factory nationales. Dans la bataille africaine du calcul, le Maroc est impliqué dans des investissements technologiques en partenariats avec Nvidia, PNY, Oracle et OneCloud.
En outre, des usages sectoriels en santé , finance et douanes sont déployés.
L’IA présente d’immenses opportunités autant qu’elle menace des secteurs d’activités et l’emploi. En ce domaine, le temps presse et le travail en silos mene droit à l’echec. L’affaire est du ressort harmonieusement coordonné entre l’Etat stratege, le secteur privé investisseur et innovateur et l’Université et centres de recherche créatifs.
AzA. Economiste.
15.10.26
https://ahmedazirar.com

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