Bilans patronaux positifs

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Le chef du gouvernement ( CDG) a présenté avec force statistiques et satisfecit son bilan de la mandature passée à la tete de l’exécutif.
Il a mis en tete de ses réalisations, l’état social et le soutien direct. Il a expliqué que malgré les contraintes, les fondamentaux macroéconomique sont bons, comme le sont les réalisations en matiere d’infrastructures et de secteurs productifs.
Il a eu plus de difficulté à convaincre sur l’emploi et le niveau de vie. Il semblait avoir à l’esprit le fait que les réalisations globales ont du mal à créer un sentiment positif chez les citoyens des couches moyennes et inférieures malgré l’effort financier important consenti par le budget de l’Etat.
Il faut rappeler que politiquement, le CDG a travaillé à l’aise, ayant eu les coudées franches avec une majorité confortable dans les deux chambres et au niveau des territoires, et en prime, une opposition désunie. Il ne tenait qu’à lui et à ses pairs de la coalition, à communiquer efficacement pour convaincre.
Deux faits qualitatifs semblent résumer le bilan du chef du CDG: le premier, vient de sa propre décision de quitter la tete de son parti et partant de ne pas se représenter pour un second mandat. Cela signifie soit une insatisfaction personnellement ressentie de son expérience; soit une lecture de quelque signal qui lui serait parvenu de son propre entourage ou de l’environnement politique plus général.
Le deuxieme fait vient du Conseil des ministres tenu quelques jours avant, durant lequel SM le Roi a ordonné de mettre en application le programme des politiques publiques rénovées pour mettre fin rapidement aux déséquilibres sociaux et territoriaux dont continue à souffrir le Maroc malgré le taux public d’investissement élevé. Cet avis royal sonne comme un message donné tant au gouvernement sortant qu’au prochain gouvernement. Le Maroc n’a plus à connaitre deux vitesses de développement ni à enregistrer l’inefficience des investissements et le manque d’harmonie entre les programmes.
Bien entendu, la véritable évaluation du travail gouvernemental se fera par les électeurs en septembre prochain. Encore faudrait-il que ceux-ci veuillent faire le déplacement vers les bureaux de vote. Car, autant seront scrutés les scores que recueilleront les trois partis de la majorité sortante, que le taux de participation.
Hasard du calendrier, le lendemain de la présentation officielle du bilan gouvernemental, c’était au président sortant de la CGEM de présenter le bilan de sa double mandature. Là aussi, tout semble parfait. Le président du patronat qui était élu sans concurrence, passe le relai à son binome sortant qui se présente pour le poste supérieur, sans concurrent lui aussi. En tout cas, le poste de « patron des,patrons » ne semble plus faire rever! Le candidat n’en va pas moins, avec son binome, faire sa campagne de maniere studieuse. Histoire là aussi de mobiliser les membres qui, faute de suspens, risquent de rester le jour du vote dans leurs bureaux ou carrément aller faire une partie de golf.

Pr Ahmed Azirar
Economiste. Fondateur du CEREM (Cercle Marocain des Economistes d’Entreprise).
16.04.2026

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